<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605</id><updated>2011-04-21T19:42:17.418-07:00</updated><category term='bébert'/><title type='text'>Valhère en brèves</title><subtitle type='html'>Brèves, notes, développements autour d'un texte, histoires sur un fil ou extrêmes. Ici j'habite un espace de liberté. Au-delà de ma musique, ma peinture, je décide ce jour de cet endroit d'écriture.
* ces textes ne peuvent être utilisés sans accord d'édition.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>12</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-6974800555467934520</id><published>2008-11-29T07:59:00.000-08:00</published><updated>2008-11-30T13:57:39.293-08:00</updated><title type='text'>ô</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Insiste au vieux portail qui raille sur ta peur. Pousse le fort lui et son orgueil. Ici les boutons d’or ont envahi les roses, et les chiens sont des loups. Longe l’allée où l’aube impose ses contrastes roux et rouges et majestueux. Ici les hommes sont des fauves pansés au cœur, meurtris et assassins, saouls et seuls à s’asseoir là sans rien dire, dormant l’heure comme la mort. Viens, il te reste une place à table. Ici il n’y a pas de roi, toi et quelques diables. Sers t’en tant que t’en peux, avale tout en désordre, tant que ton ventre en veut. Le ventre est le même pour tous les hommes. Et dors à l’ombre d’un hêtre, pose lui un peu de ton corps. Mords au rêve. Mort aux rêves.&lt;br /&gt;Je vis dans un château sans portes et sans toit, mais le temps y coule et l’air y est doux.&lt;br /&gt;Au premier, pour tes yeux, on voit des bleus rois crouler sous leur couronne. Des verts de soies qui fanent. Des tentures oppressantes de joie, de beauté insalubre défaites des corps qui font l’amour depuis bientôt mille ans. Ils font la fête aux vieilles âmes, ici, le temps, ils ne l’ont plus, et puis le ciel est à tout le monde.&lt;br /&gt;De chez moi on voit la lune et des chœurs d’anges qui chantent Haendel, bercés sur des duvets de plumes imaginaires. L’air est à tout le monde, ici on prend tout ce qui ne sert pas, tout ce qui ne sert pas est à tout le monde. De chez moi on voit la lune, de chez moi, on voit le monde.&lt;br /&gt;Je vis dans un château sans portes et sans toit, mais le temps y coule et l’air y est doux. L’air y est doux. L’air, y est doux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-6974800555467934520?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/6974800555467934520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=6974800555467934520' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/6974800555467934520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/6974800555467934520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/11/blog-post_29.html' title='ô'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-1491489911900480889</id><published>2008-11-06T11:38:00.000-08:00</published><updated>2008-11-30T14:08:25.263-08:00</updated><title type='text'>Brève au carnet - Tod et le monde</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Tod, et le monde&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son parapluie s’est fichu dans l’ourlet de son pantalon.&lt;br /&gt;Transpercé. La tige en fer blanc a barré la jambe droite, inutile au pied de vouloir s’en sortir. Son bras libre jeté en l’air n’a servi à rien non plus, aucune accroche, que de l’air, du vide, enfin rien qui ne retienne un homme.&lt;br /&gt;Il est tombé. Il s’est écrasé de toute sa surface et longueur sur le passage pour piétons.&lt;br /&gt;Le parapluie, rien d’excessif, jaune pâle, piqué de légers ornements mauves. Un embout bleu marine, tige en fer blanc et canne au rappel bleu de l’autre extrémité.&lt;br /&gt;Le pantalon, un tweed gris clair d’une tenue approximative, sans doute un peu vieux, de ceux qu’on sait qu’il faudra bien qu’on les abandonne et qui trouve malgré tout, un dernier sursis, puis un autre, puis un autre. Deux poches plates au siège, six passants à ceinture, deux autres poches ouvertes à l’avant, un pli raide sur toute la longueur qui s’est marqué avec le temps d’une façon irréversible, d'un trait légèrement jaunis, ineffaçable.&lt;br /&gt;Le passage pour piétons, refait d’une peinture fraîche de sûrement quelques mois à peine. Au carrefour de la rue Milton et de la rue Choron, neuvième arrondissement de Paris. Il n’avait pas encore de fleurs, il pensait pour cela atteindre la rue des Martyres, la remonter jusqu’au fleuriste du numéro 53.&lt;br /&gt;Tod, petit, une gueule de rancune à n’avoir rien vécu de précis. Petit gars d’une trentaine à rêver d’une importance quelconque. Cheveux bruns, ni longs, ni courts, une barbe ou non. Critique hargneux comme les débutants sans consistance, rêve qu’un jour il sera grand.&lt;br /&gt;Tod achète des fleurs plus grandes que lui, des fleurs pour sa femme, il achète sa femme qui est plus grande que lui. Tod aime les « Rose » mais il n’ose pas le dire, il aime les niaiseries de sa télé le soir. Il se couche pas trop tard puisqu’il n’a rien à faire, que son "Lost" l’aura déjà bien rempli. Tod hait ceux qui sont malheureux,  c'est un fade esprit sans couture et sans tâche.&lt;br /&gt;Il est tombé sur le passage pour piéton, elle a mis la première, écrasé son petit corps.&lt;br /&gt;Elle, sujet d’une critique qu’elle n’a pas aimé.&lt;br /&gt;La misère n’est pas un cadeau du ciel. A tous les enfants que l’on tâche de faire taire, la douleur n’est pas une honte. A la bien séance qui demande de s’en tenir à retenir notre amertume. A tous ceux qu’on laisse crever pourvu qu’ils le fassent en silence. A la mort qui dort à côté d’un homme qui lui dort à même la rue. La vie n’est pas une blague. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A ceux qui n’admettent pas que nous fassions place, dans leurs divins divans pas encore salis, je dis MERDE.&lt;br /&gt;Je vais venir avec mes mains sales, avec mes horreurs et croyez-moi qu’elles pourraient vous faire vomir. Avec ma faim, mon humiliation, ma violence, ma douleur, mon ventre qui crache des gosses, mon corps qui se vide. Je vais venir vous dire qu’au-delà de cet immonde, j’ai appris que le monde est un corps unique. Qu’il est possible à chacun de nous d’en voir sa beauté, qu'à condition que l'on ne s'épuise pas à cacher nos douleurs. Je vais rappeler à celui qui croit déjà savoir. Je vais rêver qu’au public se croisent de petites gens avec des hôtes en bels habits, et qu’il n’y ait pas de grimasses. Le monde est beau et se partage, nous reste d’accepter pour cela, de voir avec franchise l’être, quel qu’il soit, de ne pas rejeter la douleur, la pauvreté, comme quelque chose qui pourrait nous atteindre. La beauté ne s’aborde qu’à condition de regarder le monde avec franchise, le faites-vous ?&lt;br /&gt;Le feu passe au vert, elle ouvre les yeux.&lt;br /&gt;Le petit gars se relève de devant la voiture.&lt;br /&gt;- Est-ce que ça va Mademoiselle ?&lt;br /&gt;- Oui, j’ai pensé un instant que je vous avais écrasé.&lt;br /&gt;- Je n’ai rien, qu’un trou dans mon vieux tweed.&lt;br /&gt;- Ah, très bien, je vous raccompagne ?&lt;br /&gt;- Oui, merci, je voudrais juste passer chercher des fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde est beau avec ses vieux chênes, pourvu que chacun de nous puisse s’en apercevoir. Pour cela, il faut une vision entière et ne pas rejeter, ceux pour qui cela prendra plus de temps.&lt;br /&gt;MERCI.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-1491489911900480889?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/1491489911900480889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=1491489911900480889' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/1491489911900480889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/1491489911900480889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/11/brve-au-carnet-rod-et-le-monde.html' title='Brève au carnet - Tod et le monde'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-8799498784982212592</id><published>2008-11-06T05:31:00.000-08:00</published><updated>2008-11-06T06:02:00.950-08:00</updated><title type='text'>SILENCE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Silence &lt;/strong&gt;: voici les premières pages d'une histoire que j'espère poursuivre dès qu'il m'en sera possible.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Mon amour,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;N’aurions-nous pas pu nous trouver pour mourir mon amour. Je suis là. Qu’à d’autres il aurait suffit de nous voir pour conclure notre temps. Je suis là, plus qu’un corps qui refuse d’obéir. Le visage marqué de tant de souvenirs. J’ai la mémoire intacte des silences qui vous ont rendu fou. Je passerai mes derniers jours à vous écrire, pour que vous sachiez enfin. J’ose espérer qu’il soit possible que ces mots vous parviennent. Vous les attendiez depuis si longtemps.&lt;br /&gt;J’ai fais porter quelques males jusqu’à notre maison de Perros Guirrec. Oh, presque rien à vrai dire, quelques livres de Luxun et Eugène Sue et les poèmes de Rainer Maria Rillke. Tout le reste a été emporté. Trois hommes ont fait l’aller-retour une journée entière, j’ignorais que nous avions tant d’affaires, de meubles, d’objets, ils ont tout emporté. Non. J’ai aussi gardé la robe blanche dont les emmanchures sont brodées de dentelle anglaise, celle du bal des Fildshine, vous souvenez-vous ? C’est tout. Je sais bien que mes jours sont comptés maintenant, de grâce, la vie s’est déjà bien jouée de nous.&lt;br /&gt;J’ai tenu une correspondance ces jours derniers avec Mr Gorlan, afin qu’il mette un peu d’ordre avant mon arrivée. Cette vieille maison est toujours d’un sombre, il semble que la clarté de l’océan ne l’atteindra jamais. Mais je dois dire que j’étais heureuse de m’y retrouver. Je crois que pour la première fois de ma vie, j’avais le sentiment de rentrer chez moi.&lt;br /&gt;La tempête de l’hiver dernier a rendu le jardin plus sauvage, je n’ai pas souhaité qu’on le dérange, je trouve justement que chaque plante a maintenant trouvé sa place. Mon seul regret va pour le grand chêne, celui dans lequel on accrochait les os de sèches que l’on ramassait sur la plage. Il est tombé, le vent l’a littéralement arraché de la terre. Les oiseaux sont comme perdus, ils piaillent en faisant des tours furieux autour de la maison. Mr Gorlan dit que c’est ainsi depuis l’hiver.&lt;br /&gt;Je n’ai pas beaucoup plus de mot qu’avant, mais pour la première fois, ils ne resteront pas dans ma tête. Mr Gorlan est à l’affût de mes regards, de mes gestes, et les quelques mots qui parfois trouvent leur chemin le ravissent de façon démesurée. Il m’entour aussi bien qu’il en est possible. Je crois qu’il sait la tache que j’entreprends, et qu’il a lui aussi, hâte que vous lisiez ces mots, que nous trouvions enfin la paix. Je me suis installée un bureau à l’est de la maison, dans la pièce bleue. Parce qu’ici chaque matin un jour se lève, parce qu’ici, il y a là devant mes yeux, le mouvement permanent des vagues qui marque le temps. Il y a la force avec laquelle elles viennent s’étreindre sur la roche. Il y a l’immensité comme le vide dans lequel je suis souvent tombée. Il y a le bleu profond comme celui de votre regard qui me suppliait. C’est ici que le silence prendra forme, et qu’enfin, je vous répondrais.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Votre Suzanne&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Londres, mai 1873.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Docteur Wild avait dit : « c’est une enfant qu’on oublie parce qu’elle n’appartient pas à ce monde ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Suzanne ! Descendez de cet arbre je vous prie ! Madame votre mère sera là d’un instant à l’autre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout son corps se gonflait de colère, ses bras battaient comme des ailes, son large cou tendu se teintait de rouge. Soudain, elle n’était plus Betty, la gouvernante, elle était rouge-gorge et si j’attendais un peu plus longtemps, elle s’envolerait.&lt;br /&gt;J’entendis derrière moi l’échelle de Mr Gorlan s’ajuster contre le tronc du gros chêne puis sa voix gutturale me murmurer à l’oreille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Miss Suzanne, que diriez-vous de grimper sur le dos d’un vieil albatros, d’atterrir en douceur, bien que ceci n’est pas une promesse…et dans cette faune sauvage que nous dominons, nous pourrions ensuite braver tous les dangers, nous faufiler entre les jambes de cette chère Betty et à celui qui atteindra la porte verte des cuisines !?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors biensûr j’ai souri à ce bon Gorlan, jardinier, magicien, sculpteur, conteur…, biensûr les mains accrochées à ses oreilles, nous sommes descendu et dans un cri aigu de guerre, nous avons couru comme des effrontés, bousculant Betty, arrachant quelques feuilles de sauge, piétinant la queue de Dickens, le gros chat orange, ne sachant plus quel membre fonctionnait d’abord, ne sachant plus comment tout cela pouvait bien s’arrêter. Ce fut ma tête qui cogna contre les jambes de la mère :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Suzanne, regardez-vous ! Ne ferez-vous donc que mon malheur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son visage efflanqué portait les traits de sa fatigue, ses épaules affaissées ne laissaient plus rien paraître de la classe qu’avait eut cette femme autre fois. Sa bouche pincée n’exprimait qu’un seul ton, celui de l’exaspération. Son épaisse chevelure d’un blond léger se relevait avec grâce en un chignon parfaitement tenu sur le haut de sa tête, à un endroit précis, une précision presque surnaturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mère, j’étais sur le dos d’un albatros et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vous en prie Betty, je ne veux rien entendre de plus, veuillez trouver pour Suzanne, une tenue plus appropriée pour le dîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien Madame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mère. Il n’y avait pas de rêve, il n’y avait pas ces vents qui détournent et rendent possible à chaque instant toutes choses. Il n’y avait pas l’impossible mêlé d’espoir et de rires qui transforment à nos yeux les gestes les plus simples. Mère. Vos yeux se sont vidés un matin d’automne, dans la brume et il n’est rien resté. Que de l’ordre, des murs qui ne couvrent aucun mystère, il n’y a plus que vos heures fixes et la raideur de votre corps. Vos yeux blancs ont battu tous mes rêves, les ont rendu impudiques, honteux, interdits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes cheveux sont tirés en arrière, ils me procurent des migraines insupportables mais Betty préfère affronter mes larmes plutôt que les réprimandes de Madame. Dans la bassine, le jus marron tiré de mon visage et de mes mains me fait sourire, quelle course nous avons fait !&lt;br /&gt;Elle est bonne la grosse Betty, elle sent la gomme, mais sa terreur la rend capable des pires sévices. Elle a une voix sifflante et aigue et Mr Gorlan aime la courtiser. Alors elle est encore rouge-gorge. Parfois je la trouve chez lui, ses grosses fesses débordant d’une chaise bleue, prenant un thé. Elle n’a jamais eu d’homme, elle n’en aura jamais. Mr Gorlan le sait. Mais il aime sa compagnie. Il vit seul dans cette dépendance qu’il s’est aménagé au fond du jardin. Sa femme morte en couche lui a laissé la charge d’un enfant, aujourd’hui un garçon d’un peu moins mon âge à qui il rend visite une fois par semaine chez les Soeurs du vieux Londres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;C’est Mr Gorlan qui fait de ce jardin un endroit mystérieux et fantastique, comme une explosion de fleurs. Tout s’y mélange, les glaïeuls rencontrent le bleu sombre du myosotis, les iris Pumilia sont cerclés par des roses trémières et puis les violettes blanches cachées dans l’ombre des grands arbres. Mère dit que ce jardin nous fait honte, qu’elle préfèrerait des allées claires et que Mr Gorlan devra nous quitter s’il continu à n’en faire qu’à sa tête. Alors il répond qu’il mettra de l’ordre à la saison prochaine et mère le transperce de ses yeux blancs. Mère, au fond, craint Mr Gorlan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- vous voilà comme il faut pour le dîner, séchez vos larmes Miss Suzanne et descendons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chandelles éclairent une table chargée de pain de maïs, de saucisses, jus de lard, purée de légumes et des fruits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le père :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Le maréchal de Mac-Mahon est élu président », « La France vit la « grande dépression », une grande crise économique et sociale ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui, il peut parler, Mère peut lui répondre. Si d’enfreindre à la règle qui m’est imposée de garder le silence me permettait de quitter cette table, ce gras écoeurant du soir, je ne manquerais pas d’un discours. Cependant mon unique tentative m’a coûté un châtiment corporel inoubliable.&lt;br /&gt;C’est la Richard Vick à caisse de chippendale, qui chaque soir me charme et complice m’organise un plan de fuite. Cette vieille horloge dont le cliquetis provoque un balancement dans mon cœur, et dessus j’y colle des noms de fleurs sauvages, j’y accroche des nuages qui n’existent que pour une seule seconde. Son socle en ébène contient mes plus belles œuvres et tous mes appétits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors une heure rituelle s’est écoulée, mon assiette s’est remplie, elle ne s’est pas vidée. Betty est priée de me faire sortir de table et de me conduire dans ma chambre. Mon ventre me fait mal, j’ai encore dans les narines, l’odeur épaisse du porc et de l’huile. J’attends un instant que Betty quitte ma chambre pour me relever, passer tout entière sous les rideaux. De là, je vois jusqu’au fond du jardin, les chandelles de Mr Gorlan. Que fait-il ? Il lit des livres…des livres…des histoires, de belles qui sont tristes et se terminent bien et de la poésie, il dit que Dickens n’est pas seulement son chat orange, mais aussi l’auteur de livres merveilleux, alors moi je sais presque lire mais il dit qu’il faut encore attendre, alors moi je regarde à la fenêtre pour l’entendre.&lt;br /&gt;Je reste là longtemps, jusqu’à ce que tous les bruits de cette maison s’endorment chacun leur tour. Je reste encore jusqu’à ce que les chandelles de Mr Gorlan s’éteignent mais je n’y arrive pas, jamais, je m’endors là et c’est le froid qui me réveille quand des heures se sont écoulées. Alors c’est tout, il n’y a plus de lumière, il n’y a plus de livre, il faut dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Docteur Wild est venu ce matin. C’est Mr Gorlan qui a insisté auprès de Betty pour qu’elle parle à Madame. Il dit que Suzanne va mal. Il dit qu’elle n’est plus comme avant, qu’elle est maigre et blanche. Il dit qu’elle ne monte plus dans le chêne et ne s’amuse plus. Il dit qu’elle ne s’invente plus d’histoire, qu’elle ne croit plus savoir parler aux oiseaux. Il dit qu’elle reste là, inerte, des heures entières, attendant je ne sais quoi. Il dit que même quand elle lui sourit, son regard est vide et triste. Il dit qu’elle ne croit plus, que son monde s’est éteint. Betty a parlé à Madame qui lui a répondu par un geste de la main et un sourire agacé. Deux semaines plus tard Mr Gorlan s’est mis en colère, Mère décontenancé à envoyer chercher le Docteur Wild.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le docteur Wild est un homme grand, son regard est doux et son ventre est encore plus conséquent que celui de Betty. Alors il me regarde, ses grands yeux me sondent. C’est la première fois que je parle avec un être sans que nos bouches ne produisent de son. Il viendra chaque semaine pour porter du sirop trop sucré, s’amusant de mes grimaces. Le docteur Wild sait tout, il voit la mère et le père, il voit la mésange inquiète sur le bord de la fenêtre, il voit qu’un autre monde s’ouvre à moi. Il dit que je suis une plume et que les vents seront toujours bons pour moi, qu’ils sauront toujours me faire danser entre les obstacles de la vie. Il dit que la vie est un mouvement aérien qui va bien au-delà des formes et que nos pauvres yeux n’y voient rien. Il trouve étonnant qu’une enfant puisse voir si loin, son front fait des plis à cet instant et puis il est triste, il connaît bien cette solitude. Je lui dis que mon cœur d’enfant se meurt et que vient autre chose, que l’espace qui se trouve dans mon cœur est bien plus vaste que l’océan et que j’ai peur ne pouvoir le contenir, qu’à chaque jour qui se lève, mon corps d’enfant me serre un peu plus. Je lui dis. Il me parle. Nos bouches inutiles sont restées closes. Le docteur Wild est mon ami.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-8799498784982212592?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/8799498784982212592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=8799498784982212592' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/8799498784982212592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/8799498784982212592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/11/silence.html' title='SILENCE'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-1743437730664396713</id><published>2008-11-04T09:03:00.000-08:00</published><updated>2008-11-04T09:06:54.301-08:00</updated><title type='text'>Brèves au carnet - La terre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La terre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh si je t’avais parlé de ce que j’ai vu, du levant qu’on pendait au chevilles, et du vent plein nos valises, autant qu’on voulait, à volonté.&lt;br /&gt;Et comme on était beaux.&lt;br /&gt;Si tu avais vu quand on a trouvé la mer, on aurait voulu n’être que deux à goûter l’extraordinaire, ce vœu que d’autres auraient pu faire, nous l’avions là devant nos yeux.&lt;br /&gt;Oh si je t’avais parlé des longs manteaux que l’on portaient, comme on était beaux et fiers de marcher dans cette alluvion qu’est la terre, de décrocher de la lumière et de la peindre à nos chignons.&lt;br /&gt;Si on avait su qu’on était en enfer, on aurait sans doute pu se taire, et ne pas dire qu’on avait trouvé beau, ce feu nous chauffant les artères.&lt;br /&gt;J’aurai dû te l’écrire plus tôt, mais il est des mots qui contiennent trop de lumière…&lt;br /&gt;Mais oh, si tu nous avais vu dans nos fous rires et les yeux grands ouverts, dans cette illusion qu’est la terre, comme on était beaux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-1743437730664396713?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/1743437730664396713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=1743437730664396713' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/1743437730664396713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/1743437730664396713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/11/brve-au-carnet-la-terre.html' title='Brèves au carnet - La terre'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-6841943602096915070</id><published>2008-11-04T08:57:00.000-08:00</published><updated>2008-11-04T09:07:21.931-08:00</updated><title type='text'>Brèves au carnet - Fantasque</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Fantasque&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je repère deux traits d’horizon volontairement usagés, pour mes longs hivers, planants et pleins de grâce. Sage, mais je n’attends pas trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Farce de Noël :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’appelle un ange pour jouer, pour planter des clous dans ma corbeille. Il fera soleil quand la nuit s’endormira, on crèvera les oreillers pour faire voler des plumes, on collera des mots en libres arbitres, en farandoles, en majuscules, « indiscipline », « gigantesque », « fantaisie »…&lt;br /&gt;Le masque des figures parfaites, on fabule la joie immense, on se moule des sourires d’enfance et c’est là, terrible, qu’il faudrait se satisfaire, créer une descente jusque dans la cour, pendre nos vestes et ne plus rien faire.&lt;br /&gt;Alors qu’on joue, on jubile, on se flanque d’une ivresse nocive, d’une nausée vertigineuse, on se roule dans la poudreuse, on gueule à ceux qui veulent entendre, démembrés, sales, vides et pleins, fétides, flasques, piteux.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;On a oublié la vie !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait les yeux doux comme les fonds de fleuves, des perles mauves dans ses cheveux tressés. Son instinct de mère m’a rendu beau et fier.&lt;br /&gt;Son calme de vent poussait jusqu’à moi quelques relents de terre.&lt;br /&gt;Oh, mère, votre sein saura-t-il me rendre un peu moins fou ?&lt;br /&gt;Votre ciel a-t-il assez de temps pour ma colère ?&lt;br /&gt;Elle avait les yeux doux comme le bord des fleuves et mes larmes sur sa joue.&lt;br /&gt;Je repère deux rayons de lumière volontairement nuancés, pour mes longues nuits d’été, planantes et pleines de grâce, je me gratte, me gratte et m’agasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Farce d’Août :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’appelle un ange pour jouer, faire des trous dans les nuages. Il fera pluie quand les gens s’endormiront, on fera tomber des grêlons, on collera dessus des mots d’amour, « baiser », « langueur », « palpitations »…&lt;br /&gt;On fait des rires et des n’importe quoi alors qu’il faudrait être sage et se fondre dans nos nuées. Ivres d’espace, excessifs, flambants, délirants et fous.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;On a oublié la mort !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il faudra recommencer tout.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-6841943602096915070?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/6841943602096915070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=6841943602096915070' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/6841943602096915070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/6841943602096915070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/11/brve-au-carnet-fantasque.html' title='Brèves au carnet - Fantasque'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-7416495211746033352</id><published>2008-11-01T12:21:00.000-07:00</published><updated>2008-11-04T09:11:10.804-08:00</updated><title type='text'>Brèves au carnet - Et c’est ainsi que voyagent nos yeux pleins</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et c’est ainsi que voyagent nos yeux pleins&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Gare de nuit – Une heure tardive – Et sa longue robe grise.&lt;br /&gt;Va voir sous les trains combien en tombe – Regarde bien – Penche tes yeux.&lt;br /&gt;Pour t’endormir profondément.&lt;br /&gt;Tes mains tachées de ciel cherchent au fond de tes poches une autre issue.&lt;br /&gt;Probablement qu’on perd la vue – Qu’on joue de peu le peu que l’on exige.&lt;br /&gt;Il pleut plus encore quand vers le Nord, le vieux Centaure s’étire sur la plaine, qu’il déplie ses pattes et pousse un long soupir.&lt;br /&gt;Peut-être qu’il a toujours plu.&lt;br /&gt;Peut-être que la pitié s’endort dans son grand bassin – Qu’elle a glissée du bord et puis depuis plus rien – Qu’un bleu silence de mort.&lt;br /&gt;Et pourtant j’entends les dunes tirer vers le fond des fils de lune – Et pourtant je me souviens d’avoir longtemps eu tord de mordre à ton corps des souvenirs de rien.&lt;br /&gt;Les trains aériens circulent et c’est ainsi que voyagent nos yeux pleins – Et c’est aussi pour toi qu’ils restent à quai un peu plus longtemps.&lt;br /&gt;Le vent sur tes mèches se retient et balance – imprudent qu’il risque de glisser soudain – Entraînant dans sa chute le dernier dessin de ta figure – N’y laissant plus rien qu’une surface pure.&lt;br /&gt;Tes mains ne sont pas même sûres qu’elles reviendront demain.&lt;br /&gt;Déjà les trains ne t’attendent plus – Ils te confondent avec les dunes – Et ton parfum de terre s’éteint sur cette dernière ligne fine qu’il reste de ton corps – Déjà de loin on n’voit presque plus rien – Qu’un vent qui se balance sur un fil de lune.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-7416495211746033352?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/7416495211746033352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=7416495211746033352' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/7416495211746033352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/7416495211746033352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/11/et-cest-ainsi-que-voyagent-nos-yeux.html' title='Brèves au carnet - Et c’est ainsi que voyagent nos yeux pleins'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-2122555827450668097</id><published>2008-10-14T11:18:00.001-07:00</published><updated>2008-10-15T10:13:30.438-07:00</updated><title type='text'>Dora la puante</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Dora la puante&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est grosse, ventrue, plate au cœur, piteuse, crevasses aux doigts et à l’entre deux orteils. Sale, aux dessous bras ça colle, au slip ça sent l’écorce rance, au col ça coule d’un jus d’avant Noël. Elle s’appelle Dora la puante. La poisseuse, elle ronge l’intérieur de ses ongles, les suce, les rogne. Elle recrache en moiré ocre et bave à la bouche, de longs fils jaunes qu’elle écarte du poing. La riante acide aux yeux crevant le monde racle sa gorge de ce qu’elle peut.&lt;br /&gt;Elle pisse en danseuse en priant Dieu de garder sa convoitise, elle jure en ondes cristallines. La voilà qui pisse encore en jets fulgurants, s’assoit dedans pour faire des vagues.&lt;br /&gt;Dora se moleste le corps, griffe ses seins lourds que rien ne soulève. Elle se roule et frotte sa paille aux poux, gratte ses croûtes.&lt;br /&gt;Dora la puante pleure du gosse qui saigne plutôt qu’adorer son ventre, du gosse qui lui écarte et déchire ses fesses plutôt qu’être tout entouré d’elle.&lt;br /&gt;Dora prie que Dieu l’engrosse encore une fois.&lt;br /&gt;Elle gueule sur le petit corps mou qui se taille de son ventre, agité comme un vers dans sa grande ouverture.&lt;br /&gt;Et le plasma l’inonde d’une immonde auréole. Et sur sa robe, la chaire sent la pourriture.&lt;br /&gt;Dora se penche en avant, sur cet informe enfant, qu’elle porte à son cou. Dans ses mains, le gosse glisse comme de la terre glaise. La voilà qui le serre, le serre, le serre si fort qu’elle fait crever sa peau qui sur sa gueule, l’éclabousse.&lt;br /&gt;Dora est calme maintenant, elle lui lèche tout le corps, c’est une mère aimante.&lt;br /&gt;Vous passiez,&lt;br /&gt;Vous n’aviez rien à faire,&lt;br /&gt;Vous ne la connaissez pas,&lt;br /&gt;Mais vos yeux sont brillants de tant de gueulardises. De tous les coins, on vient voir ce cul ouvert, impatient de savoir ce qu’il peut encore en sortir. On s’amasse, on s’empile à voir. On sent venir les hauts le cœur. Les yeux s’emballent de l’abject. On se cache d’adorer cette odeur putride qui monte à la gorge. On ne tient plus alors, on rigole, on adore et on se gerbe dessus, et les voisins qui en redemande ! On se passe des sots à l’enfilade, on passe pas son tour, on regarde au supplice, s’en gave à qui mieux mieux, ça monte du ventre et sort par secousses sur les boyaux d’un autre. On s’en envoie par bouches entières, sans plus se retenir, des principes, des tissus qui tachent. On s’embrasse à l’acide, on glisse, tombe, s’en patauge les mains, se fait des masques rouges dans la chaire de la grosse, on s’en fait des gans, des morceaux dans les poches, on s’imprègne, s’asperge de cette poix gluante !&lt;br /&gt;Et Dora qui s’étonne, serre un peu plus fort le gosse contre son cou.&lt;br /&gt;Vous passiez,&lt;br /&gt;Vous n’aviez rien à faire.&lt;br /&gt;Et puis, vous ne la connaissiez pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-2122555827450668097?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/2122555827450668097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=2122555827450668097' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/2122555827450668097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/2122555827450668097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/10/dora-la-puante.html' title='Dora la puante'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-3440976280057514428</id><published>2008-10-14T09:57:00.000-07:00</published><updated>2008-10-14T11:22:54.081-07:00</updated><title type='text'>Lecture faite lors des concerts</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un seul de tes bras &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas fait de maison ailleurs qu’à l’intérieur de moi-même,&lt;br /&gt;Je ne crois pas en Dieu, à la Spiritualité,&lt;br /&gt;Juste à l’honnêteté face à moi-même,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon propre regard est mon seul juge, ma seule justesse,&lt;br /&gt;Et c’est ici ma solitude et mon silence,&lt;br /&gt;La meilleure réponse au questionnement de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individualité, et le peu d’importance que prennent les événements,&lt;br /&gt;La dérision et l’infini,&lt;br /&gt;Le poids d’un espace si grand pour un être si petit.&lt;br /&gt;Et si tu comprenais, sans que jamais l’on ne parle,&lt;br /&gt;Qu’enfin je trouve un sommeil entier,&lt;br /&gt;Qu’un seul de tes bras suffit à mon repos,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’il n’est rien d’autre que l’écho de ma propre voix,&lt;br /&gt;Qui cogne encore avant de mourir,&lt;br /&gt;Je n’ai pas d’autre maison que cet espace et ce vertige,&lt;br /&gt;Ce doux poison qu’est ma solitude,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si tu comprenais, sans que jamais l’on ne parle,&lt;br /&gt;Qu’enfin je trouve un sommeil entier, &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qu’un seul de tes bras suffit à mon repos.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-3440976280057514428?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/3440976280057514428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=3440976280057514428' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/3440976280057514428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/3440976280057514428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/10/lecture-faite-lors-des-concerts.html' title='Lecture faite lors des concerts'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-5982490847816538642</id><published>2008-10-14T09:38:00.000-07:00</published><updated>2008-10-14T11:23:25.472-07:00</updated><title type='text'>Brève autour de La houle de l'album "Attrape-moi"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La houle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est six heures ou sept. Mon dos disparaît dans le corps dodu de la dune. Du sable circule entre mes doigts de pieds et gicle en l’air quand j’en pince pour mes orteils. Une abeille s’est allongée sur mon front et tout m’est égale.&lt;br /&gt;Au fond on cogne en bruit métallique ou en bruit sourd. On monte des murs, des toitures sur des bains, on colle des papiers peints, on ferme des vitres qui claquent au vent. Ça sent l’huile des moteurs et l’odeur du large&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les toits sont gras comme des poissons coulants d’une huile d’averse. Je m’en verse un sot pour tremper les mains dans la vase. J’envoie des mottes au ciel pour qu’elles s’engrossent des nues et te retombent dessus. Mais toi bel homme tu dors bien étendu. Alors sans toi je compte les cloisons qu’on empile et qui s’endorment et qui pourrissent appuyées tout contre le pont de la grande ville. Les chiens y pissent tout du long choquant quelques mouettes grises qui leurs crachent dessus.&lt;br /&gt;De notre maison on ne sait plus guère où trouver quelques pierres pour l’y étendre. De notre maison on ne sait plus qu’en faire. Les balcons sont à terre ne supportant plus rien, ils se fendent en parpaings puis sûrement s’éparpillent dans les jardins des autres. Et les bains fument encore avec à bord tout l’équipage, qui chahute quant au partage des transistors, des parachutes. On descend aux escaliers se tenant aux montants mouillés et c’est assez pour s’entendre crier chut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout m’est égale. J’ai une paire de bottes bleues qui se confond avec la mer. J’ai une infinité d’espoir qui stagne au fond de ma benne. J’ai un tractopelle et un million d’histoires. J’ai aussi un vieux mouchoir pour toi qui ne m’a jamais servit. J’ai un grand lit de vagues à ramer dans la nuit. Une maison me pend au cou mais j’ai une bouée de sauvetage. J’ai un filet de trous qui tient bon au moins quatre étoiles. Un sot, des mottes, des clous. Des bottes bleues en caoutchouc. Une abeille, une benne.&lt;br /&gt;Au fond même si on monte en masse mille murs, merde, moi je peux te montrer le monde en mobile merveilleux. Je peux de mes bottes bleues te conter mon héritage : une vague lisse et blanche sous l’étoile polaire. Mille mètres carrés de mer à monter en étages. Et le réveil sauvage à l’odeur marine. Et les baisers gluants des poissons chats venant nous saler nos tartines.&lt;br /&gt;Prends toi de mon rêve et nous voyagerons à marée haute pour se souvenir de cette côte qui sent la poussière, le sucre rance et l’absinthe. Nous rentrerons à marée basse pour en sourire un peu. Marches bien au milieu, tu sais nous n’avons pas encore l’habitude. Nos pieds on gardé la forme des pavés et le goût du bitume. Marches les pieds nus sur la mer, tu verras c’est doux, ça te caresse un peu. Marches encore on est presque chez nous. Marches. Marches. Marches…..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’heure de pointe sur le pont du bord de Seine. Il est vingt heures et les tractopelles sont en charge. Le sable est dans les bennes avec mon million d’histoires. Bel homme, tes yeux ont la couleur d’un mauvais rêve. Ici on plie notre plage et nous somme de partir.&lt;br /&gt;J’ai une paire de bottes bleues.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-5982490847816538642?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/5982490847816538642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=5982490847816538642' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/5982490847816538642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/5982490847816538642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/10/brve-autour-de-la-houle-de-lalbum.html' title='Brève autour de La houle de l&apos;album &quot;Attrape-moi&quot;'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-5450961238182620016</id><published>2008-10-12T12:19:00.000-07:00</published><updated>2008-10-14T11:24:06.500-07:00</updated><title type='text'>Brève autour de Respire de l'album "Attrape-moi"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Respire&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Où m’attends-tu ? Je ne vois rien.&lt;br /&gt;Le monde s’est éteint et j’ai gardé de toi un visage lunaire. Je joue, je joue du feu et de ses lames. Le ciel est vert ce matin et le bois grince sous mes pieds. Je mets une belle robe. Je tends des mouchoirs sur les fils du jardin.&lt;br /&gt;Regarde-moi, combien de villes comptent mes yeux, combien de siècles ? Il y a un pas de plus à faire pour que je te touche, il y a une immensité à croire pour que tu te souviennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombée de l’amandier et j’ai oublié qui fait les nuages. J’ai oublié ton nom et le mien. Je vis d’une ombre qui ne m’appartient pas, je vis dans un monde qui penche vers le ciel. Je crois que mon corps est infiniment grand, je crois qu’il est bon pour moi de me tenir là, au bord du monde.&lt;br /&gt;Toi tu crois que je tombe, tu crois que le monde m’oublie, qu’il ne me retient pas. Je crois qu’il a toujours plu, qu’à traverser ta ville je la passe de long en large, légère sur ses lignes électriques.&lt;br /&gt;Je suis tombée du monde et je t’appelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois te dire les joies qu’on laisse à dormir comme ça, je dois te dire qu’il m’est donné de voir toute la beauté de l’être. Je crois que le monde m’efface, mes jambes, mes bras.&lt;br /&gt;Qui es-tu ? Te souviens-tu de moi ? N’avons-nous pas heurté un même orage, une même terre ?&lt;br /&gt;Je préfère saoule m’étendre sur un fil, à l’envers ton sourire devient la lune. Et couper du pain à lancer aux oiseaux. Ils disent que je n’existe pas, que mon nom je l’ai inventé. Ils disent que folle j’ai cru voir des lumières dans le fond de ton corps, que la mort est une rue que je traverse sans cesse, mais comment te rejoindre, retiens-moi, écoute ce que je te dis, il y a si peu d’amour, il y a si peu de vent qu’en fait je souffle.&lt;br /&gt;Crois ma voix, les bras tendus, je prends des airs d’absolue, des ailes immenses, les yeux fermés, il n’est plus d’endroit interdit, applaudi, applaudi-moi comme je suis en l’air, comme je tourne, comme je tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Embrasse ma bouche et je ne mentirai plus jamais.&lt;br /&gt;A qui sont les enfants ? Reprends ma liste depuis le début et dis-moi qui fait l’océan ? Laisse-moi tomber et respire pour moi car le vent n’est toujours pas assez fort, tu entends ? Je ne te vois plus très bien, le vide s’est remplie d’air marin et je vois d’ici la mer morte.&lt;br /&gt;J’ai une grande paire de bottes pour courir sur les lignes de ta ville.&lt;br /&gt;J’ai raison, je dors le soir dans ma prison, je ferme les grands volets, demain je te reconnaîtrai. Qui es-tu de m’aimer comme ça ? ils disent que je n’existe pas, que tu m’as inventé, qu’au jour levé tout disparaît, mes bras, mon cou, ils disent tout ce que tu voudrais, mon visage, mon cœur. Qu’une vie entière n’est pas assez pour me rattraper. Qu’a tomber je tombe tout droit, que je pique du nez dans le corps de la terre, qu’a tomber je tombe de haut, d’une île qui n’existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Respire à temps pour moi car le vent souffle bien assez pour qu’il me fasse rire, pour que je lui préfère le silence, pour que je lui préfère le monde que tu m’as inventé, ses toits où je pourrais marcher, ses villes, ses lignes. Sois mon cœur et toute mon existence car mon enfance je ne la connais pas, je suis tombée de l’amandier et j’ai oublié à qui sont les orages.&lt;br /&gt;Fais-moi des toboggans glissants sur des sables mouvants, fais-moi des sols instables et des tables qui penchent, fais-moi des rires d’enfants à écouter le soir, fais moi des histoires à dormir debout, des bouts de toi dans une bouteille de verre que j’accrocherai à mon cou, fais-moi un trou pour que je m’endorme, un coin pour que je me plie, mets de la pluie chez moi pour que je glisse, fais moi tomber pour que je me souvienne, fais moi tomber pour que je me souvienne de toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remplis tes mains de terre pour que je n’oublie plus jamais, donne-moi un baiser de mère, c’est si peu un baiser de mère et si grand, c’est si doux un baiser de mère, s’il te plait, donne-moi un baiser, juste un, après je ne voudrais plus rien, qu’un matin blanc qui goutte sur les lignes.&lt;br /&gt;Respire à temps pour moi et je ne mentirai plus jamais. Je serais belle dans ma robe grise, je serai le vent et toujours assez forte pour me pendre à ton bras, je serai dans ta voix et j’y serrerai les mots d’amour, je pendrai tout le jour mon cou à l’arbre pour que coule toutes mes larmes et j’oublierai tout de moi, de toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui es-tu ? Je suis tombée de l’amandier, j’ai oublié qui tu es et où vont les nuages, à qui sont les enfants et qui fait les orages….Respire, respire à temps pour moi, pour que je n’oublie pas qui je suis et qui tu es. Toi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-5450961238182620016?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/5450961238182620016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=5450961238182620016' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/5450961238182620016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/5450961238182620016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/10/brve-autour-de-respire-de-lalbum.html' title='Brève autour de Respire de l&apos;album &quot;Attrape-moi&quot;'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-2485641268441331654</id><published>2008-10-12T10:33:00.000-07:00</published><updated>2009-01-22T12:35:13.100-08:00</updated><title type='text'>Brève autour de Délits de femmes album "Attrape-moi"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On embarque les lits en ferrailles. Tout du long rue Félix Faure. Il est cinq heures trente. Les hommes en combinaison bleue de la ville transpirent. Ce matin il y a la brume. Tout disparaîtra encore de la nuit. Ils ont chaud, pourtant le froid matinal leur glace le visage. C’est une vieille rue étroite du centre de la ville. En hiver à cette heure les pilonnes éclairent encore. Les habitations se présentent en rangées, semblables l’une à l’autre. Le camion-benne remonte le long des portails tantôt gris, tantôt ocres. Ils sont deux pour mettre à bord les carcasses usées de la nuit, les lits qu’on jette et qu’on oublie. On voit encore au fond des amants finissant d’achever leur dépôt, tirant tant bien que mal leur lit jusque sur le trottoir. Ils se sourient, grimassent un peu sous l’effort. Ils savent et se souviennent. Ils ont les cheveux de ceux qui se sont aimés, qui se sont mordus férocement. Ils ont les yeux brillants qu’a le corps quand il exulte. Ils ont sur les bras, le dos et le ventre des traces de suées nocturnes.&lt;br /&gt;Ils ont tué le lit et l’ont abandonné là, sur le trottoir. Puis l’amant s’en est allé. Se retournant plusieurs fois, il a laissé la dame sur son pas de porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bessie se tient appuyée sur son épaule. Elle observe les hommes bleus charger le grand lit de fer. Elle ajuste sa robe et remonte ses cheveux. Sa main délicate caresse son visage, elle sourie, garde un instant sa main sur les yeux. Elle sent sur sa peau l’odeur de l’amant déjà parti, elle sent sa sueur et son sexe. Son corps tremble un peu. Sa main descend jusqu’à sa cuisse. Elle croise le regard sévère d’un homme bleu. Elle rie un peu, se retourne et ferme sa porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’entrée il y a le guéridon, les illustrations des tableaux de Manet, il y a le miroir ovale dans un cadre de moulures or. Elle se regarde et se dit qu’elle est vraiment belle. L’amant l’a tordu, lui a fait craquer les os. L’amant l’a tenue serrée, l’a embrassé avec toute sa bouche, l’a frotté fort. Il lui a tenu les bras au dessus de sa tête, a soulevé sa jupe, arraché sa culotte, il a léché son cou, ses seins. Les amants on roulé sur le lit. Ils ont soufflé, gémi, grogné durant deux heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se tourne, s’appuie contre le mur, plie ses genoux et laisse tout le poids de son corps descendre. L’amant reviendra lundi. Il dira qu’il ne peut plus venir mais il viendra quand même. Sa main tire sur le bas de sa robe.&lt;br /&gt;Elle se relèvera. Elle se baignera pour effacer les traces de l’amant, attachera ses cheveux. Elle s’allongera pour finir la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a peur, il aime, il aime avoir peur. Le soleil monte et lui il court. Sa course est le temps qu’il remonte. Celui qu’il a usé à caresser la peau de dame. Il dit qu’il ne reviendra pas mais tout de même il reviendra.&lt;br /&gt;Il aime à l’avoir elle qui n’est pas à lui. Il aime cette peau nouvelle quand l’autre n’a plus d’odeur et plus de sein, plus de sexe. Il court et c’est un homme.&lt;br /&gt;Croise les camions-bennes et les autres amants. Il court et ce n’est pas la peine qu’il regrette. Il ne regrettera pas. Même si les larmes de dames lui coulaient dans son cou. Il aura dans sa tête ces merveilles cachées sous la dentelle.&lt;br /&gt;Cet homme court, troublé peut-être. Peut-être par cette femme ou bien par tous ces lits, tous ces amants qui courent eux-mêmes. C’est un homme qui retrouve sa rue, qui s’éloigne de l’amante. Un homme dont les mains tremblent un peu. C’est un homme qui court et qui s’arrête.&lt;br /&gt; Il reprend son souffle, il n’est plus un amant, il tente d’oublier un peu, de masquer son délit, de revenir à lui-même. Cet homme n’était pas lui-même, il était un autre. Cet homme est celui d’une autre dame, d’une autre vie. Cet homme qui entre chez lui n’est pas certain d’être lui-même ici. Il reconnaît pourtant son entrée, son couloir. Il oublie l’amante et pourtant tout son corps lui se souvient encore. Il oublie mais son corps tremble un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’allonge doucement, lentement à côté de sa dame. Elle sent le bain et ses cheveux sont relevés. Elle a fermé les yeux pour ne pas le voir entrer, elle veut se souvenir encore. Son corps tremble un peu alors qu’elle se souvient de cet amant, de son léger parfum d’or. Alors pour finir le matin cet homme et sa dame s’endorment laissant pour d’autres jours le parfum des amants.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-2485641268441331654?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/2485641268441331654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=2485641268441331654' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/2485641268441331654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/2485641268441331654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/10/brve-autour-de-dlits-de-femmes-album.html' title='Brève autour de Délits de femmes album &quot;Attrape-moi&quot;'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8199231771406407605.post-8453629748240166478</id><published>2008-10-12T10:32:00.000-07:00</published><updated>2009-01-22T12:32:07.234-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bébert'/><title type='text'>Brève autour de Bébert de l'album "Attrape-moi"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Bébert &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses vieilles godasses. Putain qu’elles sont belles.&lt;br /&gt;Bébert donne moi ta main, ça fait longtemps qu’on t’avait pas vu. T’es pas mort alors. T’as juste dormi trop longtemps. Tu sais ici on est rien de plus, on est juste un peu plus vieux. On t’attendait tu sais. Surtout moi. Y a pas plus belle que moi, même une vieille peau comme moi. Allez, la regarde pas trop la pépette, elle est trop bien pour toi. Fais moi comme avant, tire moi la jambe et pleurniche pour la nuit, tiens moi la grappe, pousse trop loin. Y a plus de train à cette heure-ci, y a plus de nuit, plus rien qui vaille qu’on y réfléchisse. T’es qu’un vieux con Bébert. Ta gueule tu sais où tu peux te la foutre.&lt;br /&gt;Qu’est-ce tu fais à tourner comme ça, arrête un peu ça, tu vois bien que tout le monde te regarde. Allez regarde moi un peu, tu peux pas avoir oublier toutes ces danses, toutes ces langues que t’as fourré dans ma bouche. T’es qu’un con Bébert, j’ai crevé mille fois le regard perdu vers les trains, t’en as pris combien et sans moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrête ça tout de suite, cette petite elle te voit même pas. C’est qu’une gosse. T’es tout maigri, t’as qu’des vieux os et une sale gueule avec ta grosse barbe. Et tes bras qu’on dirait des branches, t’en feras plus rien. Je m’en souviens moi des bals du vieux port. Et ma robe en jersey blanc et mes talons hauts. Tu t’en souviens pas. Ça fait une heure que tu tournes et je vois bien comme t’es malin, comme la vie te fait bien marrer. Qu’est-ce qui t’es arrivé Bébert pour que tu rigoles comme ça, qu’est-ce qu’elle t’a fait bouffer la vie pour que ton air soit si gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais pleurer Bébert, je vais pleurer maintenant si tu ne me regardes pas. Je vais crever tes yeux pour voir comment c’est dedans. T’as rien que c’qui est sur toi et un parapluie jaune. Ton père t’a maudit un soir d’hiver. Ta mère s’est balancée au bout d’une corde. T’es qu’un gosse Bébert, tu crois plus en rien. Allez donne moi la main, on s’ra toujours mieux à deux, tu peux pas la prendre la p’tite, oublie là.&lt;br /&gt;Voilà, approche maintenant, laisse toi faire. Ecrase mes seins avec tes doigts comme des grosses mamelles et sers moi encore de la bière. On n’voit plus rien maintenant, on tourne et c’est la terre.&lt;br /&gt;On sortira plus du bistrot, on crèvera ici ce soir, viens il est pas encore tard, on peut se la faire cette nuit, on sera cuit comme deux vieux cons, on gueulera des mots d’amour, on dégueulera tout c’qu’on veux, allez viens, colle toi, colle toi, colle toi.&lt;br /&gt;Moi j’sens plus rien de mes mains, j’te tiens, est-ce qu’on roule maintenant, est-ce que les gens nous regardent, est-ce qu’un autre jour se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’en fout, on tourne depuis des heures, on s’écœure, on tousse, on crache le ventre, on touche nos culs, on s’tripote. Bébert t’es encore plus beau qu’avant et encore plus con, qu’est-ce qu’on s’met là, qu’est-ce qu’on est mort depuis longtemps.&lt;br /&gt;Allez viens on va se sortir de là, on va traverser le port et se planter sur l’embarcadère, on va compter les poissons et saccager la lune, on va se choisir une étoile rien qu’à nous. Viens Bébert, ici ta Pépette c’est rien qu’une pute. Viens, pas un ne voudrait encore de nous, viens on va crever pour leur faire plaisir, de creuser un grand trou dans la terre pour nous. Viens on va y aller sans avoir peur, on va bien rire et pour la dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, accorde moi une dernière danse, comme on brave l’insoutenable, fais moi danser comme on tourne pour toujours, toujours, les bras tendus autour de notre étoile. Bébert, t’es beau tu sais, avec tes grandes dents cassées, tes gros pieds. Tu m’plais. Si on avait su qu’on serait là, ici à tourner comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est trop tard.&lt;br /&gt;Le monde est noir autour de nous. J’ai froid Bébert, j’ai froid et il est déjà tard. Embrasse moi Bébert. Arrête de te marrer comme ça Bébert. La mer nous regarde en bas et j’ai un peu peur tu sais. J’ai peur que ça me fasse mal de mourir comme ça. J’ai peur que tes bras me lâchent, tiens moi Bébert, tiens moi fort. Alors la vie te glisse autant que ça, que t’en rigole.&lt;br /&gt;Est-ce que tu pleures Bébert, est ce que ce sont des larmes que je vois. Vas-y écrase mes seins, je vois bien que ça te fait du mal d’être là, tiens-moi bien. Mais qu’est-tu fais avec tes bras Bébert, on peut pas s’mettre à danser là sur l’embarcadère. On peut pas.&lt;br /&gt;Pardon Bébert si je pleure un peu, je n’sais rien moi de la mort. Je sais pas si c’est pas d’la danse tu sais. Ça y est Bébert, on tourne depuis toujours je crois, ça y est maintenant, je n’ai même pas peur, j’entends au fond les chansons du bistrot, j’entends la mer qui s’impatiente, ne me lâche pas le corps Bébert, je sens qu’on tourne, qu’on tourne encore, je sens qu’on balance bien, je sens qu’on tombe maintenant, je vais bien, je n’ai pas peur avec toi Berbert, je me sens bien, je n’sens plus rien Bébert, je ne sens plus rien. Qu’est-ce qu’on rigole Bébert, qu’est-ce que t’es beau, qu’est-ce que t’es con Bébert, je ne sens plus rien. Je ne sens plus rien, mais qu’est-ce qu’on est bien maintenant Bébert.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8199231771406407605-8453629748240166478?l=valhere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://valhere.blogspot.com/feeds/8453629748240166478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8199231771406407605&amp;postID=8453629748240166478' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/8453629748240166478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8199231771406407605/posts/default/8453629748240166478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://valhere.blogspot.com/2008/10/brve-autour-de-bbert-de-lalbum-attrape.html' title='Brève autour de Bébert de l&apos;album &quot;Attrape-moi&quot;'/><author><name>Valhère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11731304356450753604</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_3qtg0bRWav8/SXdQHWYEUuI/AAAAAAAAAH8/fbjENYgAYwU/S220/006_valhere_delits_de_femmes.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
